"À nos amours au grand jour", le mini-film engagé contre les LGBTIphobies
Construire
"À nos amours au grand jour", le mini-film engagé contre les LGBTIphobies
Le 17 mai, c'est la journée mondiale de la lutte contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie (IDAHOT, IDAHOBIT). À l'occasion de l'édition 2023 et en amont du mois des Fiertés, SOS Homophobie, Tinder et têtu· unissent leurs forces pour un spot d’utilité publique, réalisé par Sarra Ryma et narré par Bilal Hassani. Le film s'appelle "À nos amours au grand jour".
Par Chloe
2 min de lecture
Dix ans après la promulgation de la loi ouvrant les droits du mariage et de l’adoption aux personnes de même sexe, ce film de 30 secondes nous plonge dans le quotidien de couples et de personnes LGBTQI+. Un récit positif, tendre et poétique qui dépeint des instants ordinaires, des moments de joie, de complicité et de fierté pour célébrer l’amour que l’on offre et celui qu'on se porte à soi. Ce film vient également informer sur les différents dispositifs d’écoute actuellement proposés par SOS homophobie : chat, ligne d'écoute anonyme et forum de signalement pour les personnes subissant ou témoins d'actes LGBTIphobes.
Au casting, une dizaine de personnalités LGBTQI+ et allié·es se sont engagé·es dans ce projet pour se faire porte-voix de la communauté, parmi lesquelles Jenny Bel'Air, icône trans emblématique de la nuit parisienne des années 1980, Marie Patouillet, vice-championne du monde de para-cyclisme en 2022, Soraya Garlenq, comédienne que l’on retrouve notamment dans Atlanta, et de nombreux·ses créateur·rices de contenus LGBTQI+.
Le 17 mai, une journée plus que jamais indispensable
Ce spot s’inscrit dans un climat LGBTIphobe qui s’aggrave en France (le nombre de plaintes pour signaler des actes LGBTIphobes a doublé un cinq ans). Mais outre les agressions physiques ou les insultes, les LGBTIphobies s'expriment par l’invisibilisation de trop de personnes LGBTQI+, qui s’interdisent des gestes tendres et amoureux en public pour se prémunir de situations dangereuses. Il était donc primordial de mettre en lumière ces instants anodins empreints d’amour, tout en donnant une visibilité importante aux ressources mises en place par SOS homophobie.
“Je suis extrêmement fière et touchée de rendre hommage à tou·te·s les trans, gays, gouines, bi, à nos amours, de soi et des autres, qu'on espère vivre au grand jour ”, explique la cinéaste Sarra Ryma.
“Il est dans l’ADN de têtu• de visibiliser toutes les diversités et d’en offrir des représentations réalistes. Il faut aussi pouvoir montrer de manière claire les progrès qu’il reste à faire pour rendre la société réellement inclusive pour les personnes LGBTQI+. C’est ce qu’illustre parfaitement ce film incarné par des figures représentatives de la communauté", note Hamid Hassani, Directeur Général de têtu•.
Le film sera diffusé en télévision dans les prochains jours, ainsi que sur les réseaux sociaux de SOS homophobie, Tinder et têtu•, et dans l’application Tinder.
Partager
A lire aussi

Podcast
Comprendre les parentalités LGBTQI+ en entreprise
La rédaction
1 min
Dans cet épisode, nous recevons Florent Rispoli (vice-président HR pour la France et la Suisse au sein d'ADP), et Mélanie Lafuma (co-fondatrice de Senza) qui nous parlent de leurs parcours de parents LGBTQ+.

Comprendre
Les recos culturelles de l’équipe têtu•connect pour l’été !
Juliette Oulès
4 min
Pour vous accompagner pendant votre pause estivale, l’équipe de têtu•connect vous a concocté une petite sélection culturelle. Livres, série, musique et exposition culturelle : il y en a pour tous les goûts !

Comprendre
LGBTphobies : des disparités qui touchent principalement les personnes transgenres
La rédaction
3 min
La nouvelle étude Ipsos-BVA pour la Fondation Le Refuge (actionnaire de têtu•) révèle une société française traversée par un paradoxe : alors qu’une large majorité de Français soutient les actions de lutte contre les LGBTphobies, les questions liées à la transidentité continuent de susciter méfiance et rejet.
Nos formations CODIR, conférences et ateliers sont construits à partir de ces analyses. 15 minutes pour identifier le format qui vous correspond.