Make.org a lancé une consultation citoyenne autour de la question : Comment favoriser la diversité et l'inclusion dans le monde du travail ? têtu•connect, partenaire média de la grande cause Make.org vous livre en exclusivité les résultats.
Premier constat : le sujet a largement mobilisé les citoyens, avec 130 000 participants, 2 278 propositions déposées et 305 890 votes. Parmi les propositions, 13 font consensus, et 12 font controverse.
Deux sujets dépassent tous les autres : le handicap et les seniors. Ils concentrent à eux seuls une majorité des propositions. D’autres sujets – et notamment l’inclusion des minorités, des personnes LGBTQI+ ou encore des réfugiés – restent moins consensuels.
Dans le détail, les citoyens sont massivement d’accord pour mettre fin aux stéréotypes liés à l’âge et renforcer la sensibilisation au handicap dès le plus jeune âge. Ils plébiscitent aussi l’idée de mener des actions de sensibilisation régulières en entreprise, de former les recruteurs aux biais inconscients, ou encore de reconnaître les handicaps invisibles.
Mais certaines idées divisent clairement. C’est le cas notamment des propositions visant à intégrer systématiquement la politique D&I dans toutes les strates de l’entreprise, ou encore à mettre en place des référents, des labels et des outils de mesure de la diversité.

Le sujet de l’inclusion des personnes LGBTQI + est également l’objet de controverses. Les citoyens ne sont pas unanimes quant à la nécessité de former les managers et RH aux enjeux des collaborateurs LGBTQI +. Ils se prononcent majoritairement contre la mise en place de personnes ressources et l’adaptation des vestiaires mais ne sont pas opposés à une sensibilisation en entreprise sur le sujet de la transidentité.
Le résultat de la consultation fait un focus sur « les silences ». Des silences révélateurs : seules 3 propositions évoquent explicitement l’orientation affective, contre 321 pour le handicap et 93 pour les seniors. Seules 33 propositions contiennent des mots-clés tels que « transidentité » ou « queer ».

Enfin, le développement du mentorat en entreprise divise. Si la majorité des votants le trouve adapté aux personnes en situation de handicap, c’est moins le cas pour l’accompagnement de profils minorisés tels que les personnes issues de milieux défavorisés.
Retrouvez les résultats de la consultation make.org dans son intégralité à ce lien.